Stockman : plus que des bustes, des piliers dans le monde de la mode

En 2017, la marque célébrait ses 150 ans d’existence et d’excellence du savoir-faire à la française : plus qu’un nom, les bustes Stockman sont une référence dans le monde entier.

Mondialement connus grâce au tour de main unique de la Maison transmis de génération en génération, les mannequins Stockman sont utilisés par les plus grands noms de la Haute-Couture et de l’industrie de la mode. Fabriqués à la main dans l’atelier situé à côté de Paris, les bustes Stockman ont l’élégance et le raffinement de la maestria à la française.

Admiratif de leur travail, Métamorphose a eu l’immense plaisir de recevoir deux bustes de la part de la maison parisienne. A l’occasion de ce nouveau partenariat, nous vous proposons une petite rétrospective sur l’histoire de Siegel & Stockman : plus que des bustes, des piliers dans le monde de la mode.

Fabriqués entièrement à la main à partir de la technique du papier mâché, puis moulé en bosse ou en creux pour former les corps, avant d’être finalement agrafé, poncé, ouaté et recouvert de toile lin ou coton. Cette maitrise de la technique se transmet depuis 1867 au sein de la Maison Stockman. A son origine, un élève de Lavigne, doté d’un talent qui révolutionnera la création. Pour aider les créateurs dans leur tâche, Frédéric Stockman imagine un buste au gabarit préétabli qu’il déclinera par la suite pour toutes les morphologies et les genres au fil des années. Aujourd’hui, ce sont vingt ouvriers et ouvrières qui travaillent à la fabrication de ces bustes dans l’atelier situé à Saint-Ouen en région parisienne. Leurs techniques, ils les ont acquises auprès de leurs prédécesseurs et continueront de les transmettre aux futures générations.

Aujourd’hui, leur excellence est reconnue à travers le monde et l’entreprise réalise 50% de leur chiffre d’affaires à l’export. Chaque année, ce sont cinq mille bustes d’atelier qui sortent de leur usine de Gennevilliers à destination des grandes maison de couture comme Dior par exemple. En parallèle de cette activité d’exception, ce sont cent-mille mannequins qui sont produits à destination des vitrines des magasins. Pour faire face à une demande croissante du marché et une modification des boutiques -il y a de moins en moins de petits commerces et de plus en plus de magasins de chaînes-, Stockman a fait le choix d’ouvrir une filiale aux Etats-Unis et envisage de poursuivre sa croissance vers le Japon et le Royaume-Uni en modifiant leur stratégie de vente et de développement.

Frédéric Stockman s’est aussi inspiré du travail des couturières pour concevoir un buste en papier mâché, idéal pour qu’elles puissent y épingler leurs confections. Ce n’est pas la seule chose dans laquelle l’entreprise s’est illustrée. En effet depuis plusieurs années, le respect de l’environnement est devenu une question centrale, notamment dans le monde de la Haute Couture et par extension, aux filières qui y sont liées. Au savoir-faire d’exception de Stockman s’ajoute à présent une politique RSE : « Écoresponsables, nos bustes d’atelier sont dorénavant proposés en papier mâché recyclé et habillés de toile écrue en coton bio, tandis que les pieds sont en hêtre issu de forêts françaises. » annonce Louis-Michel Deck, nouveau dirigeant de Siegel & Stockman depuis 2018. Pour draper les bustes, ce ne sont pas moins de vingt-cinq mille mètres de toile recyclée qui sont utilisés.

Se réinventer à tout instant permet à Stockman d’être une référence incontournable, que ce soit dans les maisons de Haute Couture ou dans les boutiques. Récemment, l’entreprise a lancé des bustes gender fluid, c’est-à-dire unisexe dans l’objectif de s’ajuster aux nouvelles attentes de leur client. Le monde de la mode ne cesse de se redessiner et Siegel & Stockman sont là pour le leur permettre, de réels piliers pour permettre à la créativité de s’exprimer.

Article écrit par Métamorphose

Crédit photo : Marc Schwartz / Stockman

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